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15 décembre 2014

Eleanor and Park de Rainbow Rowell

"Je crois que je n'arrive pas à respirer quand on n'est pas tous les deux. En d'autres termes, quand je te vois le lundi matin, ça fait environ soixante heures que je retiens mon souffle. Ça explique peut-être que je sois grognon et que je m'énerve contre toi. Tout ce que je fais quand on est loin, c'est penser à toi, et tout ce que je fais quand on est ensemble, c'est paniquer. Parce que chaque seconde semble si importante. Et parce que je suis vraiment incontrôlable, je ne peux pas m'en empêcher. Je ne m'appartiens même plus, je suis à toi, et qu'est-ce qui se passera si un jour tu décides que tu ne veux plus de moi ? Comment est-ce que tu pourrais me vouloir autant que je te veux ?"

1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.






 

                Quel bonheur de lire ce genre de livre ! Si La Chica zombie est comme un film d’1h30 que l’on déteste (bien trop long), Eleanor and Park est un film de 3h que l’on adore (que l’on ne voit pas passer).  Je voulais attendre les vacances de Noël pour le lire mais vous voyez ma faiblesse : je n’ai pas pu lui résister plus longtemps. Et j’avais besoin de ça !

                Est-il nécessaire de présenter ce roman déjà si bien connu autour de nous ? Eleanor et Park : deux adolescents de 16ans lors de leurs premiers émois amoureux. Enfin, c’est même plus que de l’amour, c’est plus que ça et je crois qu’il n’y a pas de mots pour exprimer ce qu’ils peuvent ressentir, c’est plus fort qu’eux, ça les prend au dépourvu. Et c’est magnifique cette relation qui se construit au fil des pages. Park est adorable, il assume tout, il est fidèle à lui-même et qu’importe les critiques autour de lui. Eleanor a un caractère très fort ce qui lui permet de supporter son quotidien, elle reste sur ses gardes et elle ne lâche jamais et prend sur elle toute la misère de sa famille.

                Il n’y a rien de rapide, tout se fait en douceur pour que le lecteur s’habitue aux personnages, pour qu’il ait cette impression de réalisme qu’il aime tant. Il n’y a pas de clichés, les personnages ne sont pas trop travaillés, c’est vrai mais cela suffit. Il y en a qui sont détestables et qui se révèlent sur la fin. D’autres sont compatissants et nous les aimons tout de suite. Il y en a que l’on a envie de prendre dans ses bras. D’autres que nous voulons dénoncer. Ce roman est l’équilibre même. Tout est parfaitement dosé, proportionné, calculé. Et puis quand on entre dans l’histoire, nous aussi nous sommes pris au dépourvu. Tout nous surprend ! Ceci dit, j’aurais aimé que le récit soit à la première personne. La troisième personne n’a rien gâché mais ça m’aurait beaucoup plu d’être encore plus proche des personnages.

                Les pages défilent mais pas trop vite et dans le train, durant ma lecture, je regardais les pages qu’il me restait à lire et j’étais ravie de découvrir que j’avais encore pas mal de temps à passer avec ces adolescents. Adolescents certes, mais ce roman peut se lire à tout âge je pense. Ce livre aborde un sujet difficile, adouci par l’amour que se portent Eleanor et Park. Quelques insultes et quelques scènes dures à supporter.

            SPOILER
Et puis la fin ! Nan mais ce n’est pas possible... Quand je lisais des critiques de ce livre, avant de le lire je voyais tout le monde déçue, outré, catastrophé par la fin. Et durant ma lecture je ne comprenais pas parce que j’y croyais pour les personnages, j’étais avec eux et je me disais que ça ne pouvait que bien finir, ça pouvait pas en être autrement. Je me suis trompée sur toute la ligne. Honnêtement, je suis déçue. Pas parce que ça se finit mal mais parce que finalement on ne sait pas trop... Et je suis déçue parce que cela parce que les personnages ne méritaient pas ça.

Bref, je m'arrête là parce que je pourrais disserter pendant des heures. Vous l’aurez compris, un coup de cœur pour ce roman. Plus que de l’amour, dans cette histoire il y a toute une palette de sentiments. Une écriture splendide, une histoire magnifique ! Il faut le lire !

19/20

Lu dans le cadre du challenge Cold Winter

29 décembre 2013

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë

"Le monde entier est une terrible collection de témoignages qui me 
rappellent qu'elle a existé, et que je l'ai perdue!"

   




Les Hauts de Hurlevent sont des terres situées au sommet d'une colline et balayées par les vents du nord.
La famille Earnshaw y vivait, heureuse, jusqu'à que M. Earnshaw adopte un jeune bohémien, Heathcliff. Ce dernier va attirer le malheur sur cette famille. 








                Ce roman trainait dans ma PàL depuis au moins deux ans, alors quand je l’en ai sorti, ça m’a fait du bien ! J’avais déjà essayé de le commencer une fois et puis ça ne m’avait pas emportée alors je l’avais remis à plus tard, et j’ai bien fait !

                Je tiens à vous avouer que je n’avais jamais lu de critiques, je me laissais toujours le suspense, de même que je n’avais pas lu la quatrième de couverture. Ce fut donc une découverte totale. Et j’ai été très surprise car je m’attendais au même genre d’histoire que Jane Eyre, le roman de sa sœur, et il n’en est rien. Nelly, la femme de charge raconte toute l’histoire de ce mystérieux Heathcliff à Mr Lockwood. C’est un roman dans un roman. Ce concept m’a beaucoup plu même si quelques fois je me perdais.

                Qu’est-ce que j’ai aimé ? Beaucoup de choses, l’histoire en elle-même, la façon dont elle est racontée, l’écriture d’Emily Brontë qui est très très belle et qui n’est pas du tout compliquée, J’ai aussi aimé certains personnages comme Nelly qui est très humaine, à qui l’on peut s’identifier et j’ai même apprécié Heathcliff, alors c’est sûr, c’est le pire parent que l’on puisse avoir mais il est tellement bien travaillé par l’auteur qu’il a une profondeur exceptionnelle et on ne peut pas rester indifférent face à lui.


                Ce que j’ai moins aimé ? Il y a énormément d’informations, beaucoup de personnages et je pense que je suis passé à côté de beaucoup de choses mais qu’importe j’ai apprécié ce livre malgré cela. J’aurais peut-être dû me faire une fiche de lecture pour mieux suivre.

                L’histoire est très mystérieuse, le décor aussi : Les Landes. C’est froid, c’est glauque, ce sont de grandes maisons où l’on se perd. Cette ambiance est pesante mais cela faisait longtemps que j’avais ressenti cela.

                Bref, un roman que je conseille à tout le monde. C’est un classique certes mais il ne faut pas qu’il vous fasse peur car ça se lit très facilement et l’histoire est très accessible. 

17/20
 

22 décembre 2013

A la recherche de Dracula, carnet de voyage de Jonathan Harker de P.Croci et F-S. Pauly

En 1999, le jeune Miles Alastair James effectue un remplacement à la bibliothèque d'Exeter, dans le Devon. Il passe ses journées aux archives, où il a la charge de trier les ouvrages les plus détériorés. Au cours d'une séance de " dépoussiérage ", il découvre un singulier journal, celui d'un certain Jonathan Harker, lequel inspira l'écrivain Bram Stoker pour l'écriture de son roman Dracula, publié en 1897. La lecture de ce carnet nous plonge au cœur du mythe du vampire ; jour après jour, sans le savoir, Jonathan s'enfonce un peu plus dans les ténèbres...




                Cette critique sera très courte car je n’ai pas grand-chose à dire de ce livre qui m’avait vraiment attiré par ses illustrations.

Pour faire court, il y a de magnifiques illustrations tout au long du livre, on croit vraiment lire un carnet mais l’histoire laisse vraiment à désirer. Vraiment, je n’y ai pas trouvé le moindre intérêt. Un homme doit aller en Transylvanie, il arrive chez Dracula, il se fait séquestrer quelques jours et il repart. Enfin de compte, l’histoire qui nous est racontée se passe majoritairement en train, pendant son voyage pour arriver jusque-là bas.

Si quelqu’un l’a lu, qu’il m’explique ! Peut-être que je l’ai lu trop vite, que je suis passé à côté  de quelque chose d’important ? 

Bref, un beau livre mais qui ne m’aura pas marqué par son histoire et surtout par le sens de l’histoire. Dommage, quel plaisir de tourner de si belles pages. Lisez d’autres critiques si ce livre vous intéresse !

06/20
 

16 décembre 2013

Cyanure de Camilla Lackberg


   "Que reste-t-il à craindre lorsque le ciel vous est déjà tombé dessus ?"  

 
    

Quelques jours avant Noël, sa petite amie, Lisette Liljecrona, invite Martin Molin (collègue de Patrick Hedström) à venir passer le week-end avec sa famille sur la petite île de Välo en Suède. L’idée ne l’enthousiasme guère et c’est à contrecœur qu’il accepte de l’accompagner. Ses appréhensions se voient confirmées lorsqu’il fait la connaissance des Liljecrona. Avec plus ou moins d’élégance, tous s’acharnent à obtenir les faveurs du patriarche dont la fortune s’élève à plusieurs milliards de couronnes.



 



        Voici un petit roman policier que je me suis acheté grâce à une carte cadeau pour lire des histoires un peu différentes à Noël ! Et c’est réussi !
                Tout d’abord, j’ai adoré l’ambiance qui ressortait de cette histoire. C’est bientôt Noël en Suède dans une petite maison en bord de lac. Il neige. Une famille se retrouve dans la maison familiale et la conversation commence à mal tourner lorsque ça parle d’héritages. Tout à coup, le grand-père tombe raide mort. Heureusement, le narrateur qui est un flic venu pour sa petite amie va tacher de résoudre le mystère.
                L’ambiance comme je le disais est géniale, c’est glauque, c’est oppressant puisque la neige qui n’en finit pas de tomber les empêche de sortir de la maison. C’est un huis clos pas toujours très agréable. Il fait bon, le feu de la cheminée est allumé, la neige tombe, le café et les digestifs réchauffent. La mort du grand père les déstabilise mais tout le monde a bien une raison de lui en vouloir et de s’être vengé !
                La fin est une exultation ! C’est bien ficelé et très bien trouvé ! Une inspiration d’un autre auteur policier mais comme je ne le connaissais pas il y a eu beaucoup de surprises !
                Bref, un petit roman policier de 150 pages très plaisant, qui fait froid dans le dos. J’ai beaucoup aimé, c’est un tout !

14/20