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2 février 2015

Alice d'Emma Becker

"Il faut voir ce que c’est habituellement, les retrouvailles avec Alice ! Un tourbillon de tendresse et d’oubli où le monde entier disparait. Là c’est Alice qui disparait, vacillante comme une flamme, et le monde autour ne devrait pas avoir cette crudité."


 Alice a vingt et un ans, le bel âge, dit-on… Mais, très tôt prise dans la tourmente du divorce parental, désormais en charge de ses deux petites sœurs, comment pourrait-elle encore croire à ce cliché? Vaillamment, Alice fait front : elle reste vivre avec ses sœurs dans l'immense appartement parisien occupé durant des années par la famille, aujourd’hui peuplé de souvenirs, de photos d’une autre époque. Appartement refuge et prison, appartement liberté aussi, car désormais la vie lui tend les bras. Alice fait la rencontre d’Emmanuel, de vingt ans plus âgé qu’elle, et leur peau, leurs mains inventent aussitôt un langage trouble et sensuel. Ce qui ne devait être qu’une relation de pur plaisir évolue, en dépit de règles du jeu que l’on croyait immuables. Alice, toute d’insouciance et de légèreté, devra quitter au fil du livre et des années ses vêtements de petite fille et s’inventer sa propre vie amoureuse. 





                J’ai lu ce roman dans le cadre de mon partenariat avec les éditions Denoël. Le résumé m’a beaucoup attiré car j’ai vu beaucoup de points communs avec ma propre vie. Je ne suis pas là pour la raconter mais ça vaut le coup de le dire car cela a influencé mon choix lors de l’envoi de la sélection.

                Dès le premier chapitre, je me suis dit : « Ce livre va changer ma vie ! ». Vous savez ce genre de livre qui change une vie, une façon de concevoir ce qui nous entoure et qui influe sur votre futur. Je l’ai donc commencé très enthousiaste : récit à la première personne, une écriture très travaillée et de jolies phrases à noter, à garder.

                Mais ça, c’était avant d’aller plus loin dans ma lecture et de me rendre compte que je m’étais trompée. Et quelle déception ! Ce n’était pas du coup ce à quoi je m’attendais. Nous rencontrons Alice et Emmanuel dès le début sans attendre : point positif. La rencontre, la routine puis l’adultère dans une ambiance parisienne très sombre : alcool, prostitution, drogue. Puis l’auteure nous raconte l’entre deux : rencontre-adultère en ponctuant son récit de (beaucoup) de scènes de sexes pas du tout attirantes. Mauvaise surprise !

                Je me suis ennuyée beaucoup de fois tout au long de ma lecture (d’ailleurs c’est la raison pour laquelle j’ai mis autant de temps à le lire, je refusais toujours de reprendre la lecture) ! Quel dommage car l’écriture de l’auteure est sublime. Mais ça ne m'a pas suffit. J’avais besoin d’une belle histoire d’amour et je ne l’ai pas eu du tout. Mes attentes n’ont pas été comblées.

                Les personnages sont agaçants et pas du tout attachants. Emma Becker a fait d’Alice une jeune femme très (trop ?) fière et malgré tout ce qu’elle fait, elle a un caractère enfantin. Emmanuel fait la victime et j’avais envie de lui dire de réagir. Ce sont finalement les deux seuls personnages car ceux qui gravitent autour sont peu présents voire insignifiants (sauf peut-être la maman si on creuse).

                Bref, un gros raté pour ce roman. C’est avec beaucoup de regrets que j’ai arrêté mon partenariat avec cette maison d’édition (pour laisser la place à quelqu'un qui sera plus en accords avec leurs romans) car ne sont rarement de bonnes lectures pour ma part. Mes goûts ne correspondent pas (plus?) à leurs parutions.


 
8/20

11 décembre 2014

La Chica zombie de Laura Fernandez

"Quand on a 16ans, on lutte quotidiennement contre des monstres de taille élephantesque, des monstres comme un 0.5 en grammaire, (...). Des monstres qui font que le garçon qui te plait est amoureux de ta meilleure amie, des monstres pareils à des appareils dentaires que tu devras porter pendant les vingt prochaines années, comme rêver que tu te tapes Billy Servant, et que tu aimes ça ou ne pas comprendre pourquoi tu fais ce que tu fais, mais le faire quand même."


Dans la ville fictive d’Elron, à la fin des années 90, une poignée d’élèves et de professeurs se préparent au célèbre bal des Monstres du lycée Robert-Mitchum. Erin, seize ans, se réveille un matin et découvre avec effroi que ses cheveux sont pleins de vers, que ses doigts tombent les uns après les autres… Tout semble indiquer qu’elle est morte… Pourtant, malgré son odeur pestilentielle et sa chair en lambeaux, Erin doit quand même aller en cours. Elle cache son corps putréfié de zombie derrière des vêtements informes et du maquillage, et personne ne semble s’apercevoir de son état. 







                La Chica zombie... que dire de ce roman ? Tout d’abord, comme un rituel je tiens à remercier les éditions Denoël pour l’envoi de ce livre et les sélections toujours très alléchantes que l’on nous fait ! Ce roman me faisait très envie par son résumé mais finalement, ce fut un roman de zombie étrange et pas à mon goût.

                Vous le savez, ces partenariats me plaisent parce qu’ils me permettent de découvrir de nouveaux romans et surtout d’aller là où je ne serais pas allée en librairie. Je n’ai jamais lu de roman de zombie. J’ai vu très peu de films. J’ai donc été intriguée par ce roman espagnol.  Littérature espagnole que je lis très peu aussi. En écrivant cela je me rends compte que je suis très littérature française... bref, ce roman avait beaucoup de possibilités, l’auteure aurait pu en faire quelque chose de très addictif et attrayant mais non, c’est raté ! (de mon point de vue)

                Ce roman je l’ai commencé il y a deux semaines en lecture commune avec De-pages-en-pages et Tartinneauxpommes via Instagram. Le vrai problème c’est que je l’ai commencé un lundi - lecture du premier chapitre avant d’aller dormir - et que je l’ai repris le lundi d’après. Quel début de lecture périlleux ! Je me suis forcée à me lancer sinon je ne l’aurais jamais poursuivi. En effet, dès le premier chapitre, il y a un nombre incalculable d’insultes, de vulgarité en tout genre. Je ne suis pas irréprochable, je dis aussi des gros mots mais en lire à presque chaque phrase, c’est insupportable. L’écriture est pour moi très importante dans un roman et là, ça commençait mal. En plus, j'ai eu beaucoup de mal à savoir où l'auteur voulait en venir. On connait tous les débuts de roman où on ne connait aucun personnage et qu'il faut donc sympathiser avec eux mais alors là... pas moyen au bout trente pages !

                Une semaine après donc, avec un peu de temps je me force et je rentre dedans, enfin ! Et ce roman fut lu en deux jours. Il n’est finalement pas si mauvais mais je ne sais pas trop, pas mal de choses m’on rebutées : comme l’histoire qui en soit n’a pas vraiment d’intrigue approfondie ou bien les personnages qui ne sont pas assez recherché, assez travaillé (j’ai trouvé !). Il a manqué un peu de passé dans ce roman. Tout est au présent, tout est sur l’instant. Pas que ce soit désagréable mais du coup les personnages en sont ressortis un peu creux

Et certains IN-SUP-POR-TA-BLES ! Non mais vraiment. Les parents je n’en parle pas parce qu’ils ne s’intéressent même pas à leur fille qui ne fait que tirer la sonnette d’alarme tout au long de l’histoire (bon, à la fin le père d’Erin se dégourdit un peu). Les adolescents sont tous plus agaçants les uns que les autres, fait de clichés et de stéréotypes trop lourds : la fille trop populaire dans son lycée et trop belle et trop intéressante et trop tout, le mec ultra populaire aussi, trop musclé, trop beau, trop... et les victimes qui gravitent autour. Erin qui "suce" (je cite) Reeve parce que sa "pseudo meilleure amie" l’a forcé et ce "putain de psychopathe de Billy Servant !" qui est à ses petits soins. Billy est encore le personnage que j’ai préféré et qui ne se fond pas dans le moule. Et puis bien sûr tous les autres, les profs dérangés qui semblent incapables d’enseigner. Trop de clichés !

                Alors, derrière tout cela il y a une "description juste de l’adolescence" ça je suis d’accord et c’est ce qui m’a poussé à continuer, pour savoir jusqu’où cela allait aller. Bon, évidemment, je suis déçue. On se doute de beaucoup de choses mais rien n’est dit clairement. Tout est flou et tiré par les cheveux. Le style de l’auteure est cru et sale. Les personnages sont détraqués. 

                Bref, peu de choses m’ont plu dans ce roman si ce n’est la vision sociétale qui en ressort. Il y avait beaucoup de potentiel pour traiter ce sujet mais cela n’a pas été fait à mon goût. Une déception donc !
 

Tartinneauxpommes : sa critique, c'est ici , vous aurez certainement plus envie de lire après avoir lu son article que le mien !
De-pages-en-pages : sa critique, c'est ici, elle est à peu près du même avis que moi !

07/20

20 novembre 2014

La Route qui mène à la ville de Natalia Ginzburg

En Italie dans les années 40, Delia grandit entourée de ses frères et sœurs. Dans la maison crasseuse et trop étroite, où le gramophone joue en boucle le même air entêtant, il n’y a que le vide et l’absence de désir. Alors, pour tromper l’ennui ou pour s’inventer des rêves, Delia emprunte chaque jour la route qui mène à la ville.
L’Italienne Natalia Ginzburg compose un court roman au cordeau, qui se niche au plus près des sentiments humains. 








                Tout d’abord, et comme toujours, je tiens à remercier les Editions Denoël pour la confiance qu’ils me donnent. Tous les mois, Célia nous propose des titres tous plus alléchants les uns que les autres. Après Le Puits, j’ai décidé de lire La Route qui mène à la ville, roman italien (décidément, le soleil doit me manquer) au résumé attrayant. Cependant, je le dis maintenant, ce livre n’a pas fonctionné avec moi. Heureusement qu’il y avait peu de pages car je pense que j’aurais abandonné.

                Je n’ai pas envie de m’étendre plus.  Ce qui m’a dérangé dans ce livre, c’est l’écriture. Ce qui veut donc dire que peut-être avec vous ce roman peut fonctionner. Je n’ai pas aimé sa façon d’introduire les dialogues qui sont en général présentés ainsi : « elle m’a dit ci, je lui ai répondu ça et du coup elle m’a redit ci, etc. ». Ils ne sont pas présentés de façon basique avec les tirets, les retours à la ligne. Cela peut plaire à certains mais personnellement, j’ai trouvé que ma lecture en était alourdie et beaucoup plus périlleuse. Au-delà de ça l’écriture n’a rien d’exceptionnelle, elle ne m’a pas emportée, elle ne m’a pas chamboulée et pourtant avec l’histoire qu’on nous raconte, ça aurait dû.

                Je n’ai pas du tout était sensible aux personnages. Je les ai trouvé ennuyeux, vraiment. Tous. Il n’y en a pas un qui est sorti du lot qui m’a fait ressentir des émotions. J’ai mis plus d’une semaine pour lire 120 pages. A chaque fois que je le commençais, je m’ennuyais, je l’arrêtais vite. Ceci dit, lire des romans qui ne me plaisent pas est très enrichissants pour moi, pour apprendre à me connaître, à connaître mes goûts. Il n'est pas toujours très intéressant de lire des livres qui nous plaisent tout le temps (même si évidemment, c'est toujours plus sympa). Malgré la critique négative, donc, je ressors ravie de cette lecture !

                Je n’arrive même pas à trouver des choses à dire...  Je suis vraiment déçue parce que le résumé me plaisait beaucoup : l’Italie, des années 40, la vie familiale, la petite ville qui attire, etc. Mais non, je n’ai pas eu l’impression d’être en Italie. J’aurais pu tout aussi bien être en France...

                Bref, ce livre est vraiment un raté pour moi. Pas pour l’auteur évidemment car je sais qu’il peut plaire. Une écriture qui ne m’a pas plu, des personnages loin de moi et une histoire qui ne m’a pas fait frissonner.


 



 06/20

Ps: Vous remarquerez ma critique minable -.-
 

Le Puits d'Ivan Repila

"Assassiner… l’assassinat, des mains serrées autour d’un cou, 
l’endroit précis où enfoncer la lame… ça ne s’apprend pas, ça se sait."


Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d'un puits de terre, au milieu d'une forêt. Ils tentent de s'échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d'y toucher. Jour après jour, le Petit s'affaiblit. S'il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ? Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d'espoir.








                Je suis de retour aujourd’hui avec la critique d’un petit bijou de la littérature contemporaine espagnole. J’ai demandé aux éditions Denoël de recevoir ce livre grâce à mon partenariat, je les remercie encore et toujours pour le travail fourni.

                Dans cette histoire, nous nous retrouvons au centre d’un puits avec deux petits garçons. Sans savoir pourquoi, le lecteur est embarqué avec eux. Pourquoi se sont-ils retrouvés ici ? Pourquoi personne ne vient les chercher ? Toutes les pistes sont bonnes à prendre et finalement, c’était la première que j’avais trouvé qui fut la bonne... 

Ce livre, c’est vraiment quelque chose. C’est une histoire à découvrir. Dérangeante mais splendide. L’écriture est poétique et prosaïque, en même temps. L’Histoire m’a tordu le cœur plus d’une fois. C’est un mal être qui s’empare de nous dès les premières lignes. Je me suis sentie oppressée, je voulais sortir de ce puits, je voulais partir, abandonner les enfants. Mais paradoxalement, j’aurais voulu tout faire pour les aider, pour finir ce livre et ne plus avoir à les côtoyer. Ce fut vraiment une lecture étrange, loin de ce que je lis d’habitude (et je le redis encore, c’est pour ça que j’aime les partenariats : pour les découvertes toujours plus fascinantes que je fais à chaque réception.).               

Je n’ai pas ressenti de réel attachement aux personnages. Tout est rapide, que ce soit l’histoire ou même la lecture que j’en ai fait pour pouvoir savoir au plus vite la fin. Une relecture s’est donc imposé (100pages, ce n’est rien) et c’est d’autant plus prenant quand on connait la fin. Ceci dit, j’ai été déçue de cette dernière, un peu trop vite expédiée à mon goût mais tout de même... quelle tristesse ! Ce n’était donc pas un attachement aux personnages mais ça a été comme si je rencontrais des gens dans la rue, qu’il leur arrivait malheur et que j’en étais toute chamboulée.  C’est une belle cicatrice qui en reste mais ça passe...

Bref, une lecture qui m’a mis mal à l’aise, qui m’a oppressée dont je voulais sortir au plus vite tout en ayant envie de vouloir la fin. Un bonbon empoisonné. Une merveille.






 17/20

17 septembre 2014

Les Derniers jours du paradis de Robert Charles Wilson

 
Alors que l’Amérique se prépare à fêter les cent ans de l’Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d’avancées sociales et de prospérité, Cassie n’arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l’observe longtemps, traverse la chaussée… et se fait écraser par un chauffard. L’état du cadavre confirme ses craintes : la victime n’est pas un homme mais un des simulacres de l’Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l’assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n’a pas d’autre solution que fuir.
L’Hypercolonie est repartie en guerre contre tous ceux qui savent que la Terre de 2014 est un paradis truqué.





                Voici donc mon deuxième SP avec les éditions Denoël et ce roman de science fiction fut moins une réussite que le premier (Un homme amoureux). Je crois bien que c’est mon deuxième ou troisième roman SF, je suis donc novice en la matière, du coup ma chronique ne pas sûrement pas valoir celle d’un(e) fan(e). Enfin, je me lance quand même...

                Tout d’abord, j’ai aimé la structure du roman. Nous suivons deux groupes de personnes éloignés géographiquement mais proches en ce qui concerne les liens familiaux. Un chapitre sur deux nous retrouvons le groupe de Cassie et le groupe d’Ethan. Et le nom des chapitres sont les noms des lieux où chacun se trouve.

                L’auteur commence avec Cassie et Thomas, frère et sœur. Et dès le début il ne nous cache rien de leur situation : orphelins à cause de l’hypercolonie, ils sont contraints à vivre avec leur tante. Et on entre directement dans l’histoire. D’ailleurs le nom des « habitants » de l’hypercolonie m’a fait beaucoup sourire : les sims.  

                Les personnages ? Je ne les ai pas trouvés transcendants ou originaux. Ils n’ont pas de traits de caractères spéciaux, je les ai trouvés plats. C’est dommage à dire mais c’est ce que j’ai ressenti.  J’aurais voulu qu’ils aient quelque chose qui me les aurait fait aimer ou détester. C’est comme s’ils étaient vides et n’existaient pas. Ni avant, ni après le roman. (Comme c’est le cas dans chaque fiction mais en général quand c’est bien fait, on y croit un peu...)

                Et c’est un peu ce que j’ai ressenti tout au long du roman. « Mouais ! » fut ma pensée à chaque page tournée. Etant novice dans le genre je m’attendais au petit quelque chose qui déclencherait tout, qui me ferait réagir. Je l’ai attendu, mais il n’est pas venu. Ces hommes en apparence humaine n’ont d’étrange que leur intérieur vert visqueux. Je ne m’attendais pas non plus à des extraterrestres mais j’attendais à un peu plus d’originalité. En plus, je n’ai pas compris grand-chose à la théorie de l’hypercolonie : pas assez attentive ? ou trop nulle dans ce genre ?

                Je n’ai pas grand-chose à ajouter si ce n’est que le roman fut un petit raté, comme un film que l’on voit sans grand intérêt, sans grande attention. En plus, j’aurais aimé que ça se passe beaucoup plus tard et non pas en 2014 !

                Bref, un raté en SF. Ce roman ne m’a pas emmené là où je le souhaitais. Une lecture que je qualifierais de détente.

MERCI !

 
 08/20