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11 décembre 2014

La Chica zombie de Laura Fernandez

"Quand on a 16ans, on lutte quotidiennement contre des monstres de taille élephantesque, des monstres comme un 0.5 en grammaire, (...). Des monstres qui font que le garçon qui te plait est amoureux de ta meilleure amie, des monstres pareils à des appareils dentaires que tu devras porter pendant les vingt prochaines années, comme rêver que tu te tapes Billy Servant, et que tu aimes ça ou ne pas comprendre pourquoi tu fais ce que tu fais, mais le faire quand même."


Dans la ville fictive d’Elron, à la fin des années 90, une poignée d’élèves et de professeurs se préparent au célèbre bal des Monstres du lycée Robert-Mitchum. Erin, seize ans, se réveille un matin et découvre avec effroi que ses cheveux sont pleins de vers, que ses doigts tombent les uns après les autres… Tout semble indiquer qu’elle est morte… Pourtant, malgré son odeur pestilentielle et sa chair en lambeaux, Erin doit quand même aller en cours. Elle cache son corps putréfié de zombie derrière des vêtements informes et du maquillage, et personne ne semble s’apercevoir de son état. 







                La Chica zombie... que dire de ce roman ? Tout d’abord, comme un rituel je tiens à remercier les éditions Denoël pour l’envoi de ce livre et les sélections toujours très alléchantes que l’on nous fait ! Ce roman me faisait très envie par son résumé mais finalement, ce fut un roman de zombie étrange et pas à mon goût.

                Vous le savez, ces partenariats me plaisent parce qu’ils me permettent de découvrir de nouveaux romans et surtout d’aller là où je ne serais pas allée en librairie. Je n’ai jamais lu de roman de zombie. J’ai vu très peu de films. J’ai donc été intriguée par ce roman espagnol.  Littérature espagnole que je lis très peu aussi. En écrivant cela je me rends compte que je suis très littérature française... bref, ce roman avait beaucoup de possibilités, l’auteure aurait pu en faire quelque chose de très addictif et attrayant mais non, c’est raté ! (de mon point de vue)

                Ce roman je l’ai commencé il y a deux semaines en lecture commune avec De-pages-en-pages et Tartinneauxpommes via Instagram. Le vrai problème c’est que je l’ai commencé un lundi - lecture du premier chapitre avant d’aller dormir - et que je l’ai repris le lundi d’après. Quel début de lecture périlleux ! Je me suis forcée à me lancer sinon je ne l’aurais jamais poursuivi. En effet, dès le premier chapitre, il y a un nombre incalculable d’insultes, de vulgarité en tout genre. Je ne suis pas irréprochable, je dis aussi des gros mots mais en lire à presque chaque phrase, c’est insupportable. L’écriture est pour moi très importante dans un roman et là, ça commençait mal. En plus, j'ai eu beaucoup de mal à savoir où l'auteur voulait en venir. On connait tous les débuts de roman où on ne connait aucun personnage et qu'il faut donc sympathiser avec eux mais alors là... pas moyen au bout trente pages !

                Une semaine après donc, avec un peu de temps je me force et je rentre dedans, enfin ! Et ce roman fut lu en deux jours. Il n’est finalement pas si mauvais mais je ne sais pas trop, pas mal de choses m’on rebutées : comme l’histoire qui en soit n’a pas vraiment d’intrigue approfondie ou bien les personnages qui ne sont pas assez recherché, assez travaillé (j’ai trouvé !). Il a manqué un peu de passé dans ce roman. Tout est au présent, tout est sur l’instant. Pas que ce soit désagréable mais du coup les personnages en sont ressortis un peu creux

Et certains IN-SUP-POR-TA-BLES ! Non mais vraiment. Les parents je n’en parle pas parce qu’ils ne s’intéressent même pas à leur fille qui ne fait que tirer la sonnette d’alarme tout au long de l’histoire (bon, à la fin le père d’Erin se dégourdit un peu). Les adolescents sont tous plus agaçants les uns que les autres, fait de clichés et de stéréotypes trop lourds : la fille trop populaire dans son lycée et trop belle et trop intéressante et trop tout, le mec ultra populaire aussi, trop musclé, trop beau, trop... et les victimes qui gravitent autour. Erin qui "suce" (je cite) Reeve parce que sa "pseudo meilleure amie" l’a forcé et ce "putain de psychopathe de Billy Servant !" qui est à ses petits soins. Billy est encore le personnage que j’ai préféré et qui ne se fond pas dans le moule. Et puis bien sûr tous les autres, les profs dérangés qui semblent incapables d’enseigner. Trop de clichés !

                Alors, derrière tout cela il y a une "description juste de l’adolescence" ça je suis d’accord et c’est ce qui m’a poussé à continuer, pour savoir jusqu’où cela allait aller. Bon, évidemment, je suis déçue. On se doute de beaucoup de choses mais rien n’est dit clairement. Tout est flou et tiré par les cheveux. Le style de l’auteure est cru et sale. Les personnages sont détraqués. 

                Bref, peu de choses m’ont plu dans ce roman si ce n’est la vision sociétale qui en ressort. Il y avait beaucoup de potentiel pour traiter ce sujet mais cela n’a pas été fait à mon goût. Une déception donc !
 

Tartinneauxpommes : sa critique, c'est ici , vous aurez certainement plus envie de lire après avoir lu son article que le mien !
De-pages-en-pages : sa critique, c'est ici, elle est à peu près du même avis que moi !

07/20

20 novembre 2014

Le Puits d'Ivan Repila

"Assassiner… l’assassinat, des mains serrées autour d’un cou, 
l’endroit précis où enfoncer la lame… ça ne s’apprend pas, ça se sait."


Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d'un puits de terre, au milieu d'une forêt. Ils tentent de s'échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d'y toucher. Jour après jour, le Petit s'affaiblit. S'il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ? Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d'espoir.








                Je suis de retour aujourd’hui avec la critique d’un petit bijou de la littérature contemporaine espagnole. J’ai demandé aux éditions Denoël de recevoir ce livre grâce à mon partenariat, je les remercie encore et toujours pour le travail fourni.

                Dans cette histoire, nous nous retrouvons au centre d’un puits avec deux petits garçons. Sans savoir pourquoi, le lecteur est embarqué avec eux. Pourquoi se sont-ils retrouvés ici ? Pourquoi personne ne vient les chercher ? Toutes les pistes sont bonnes à prendre et finalement, c’était la première que j’avais trouvé qui fut la bonne... 

Ce livre, c’est vraiment quelque chose. C’est une histoire à découvrir. Dérangeante mais splendide. L’écriture est poétique et prosaïque, en même temps. L’Histoire m’a tordu le cœur plus d’une fois. C’est un mal être qui s’empare de nous dès les premières lignes. Je me suis sentie oppressée, je voulais sortir de ce puits, je voulais partir, abandonner les enfants. Mais paradoxalement, j’aurais voulu tout faire pour les aider, pour finir ce livre et ne plus avoir à les côtoyer. Ce fut vraiment une lecture étrange, loin de ce que je lis d’habitude (et je le redis encore, c’est pour ça que j’aime les partenariats : pour les découvertes toujours plus fascinantes que je fais à chaque réception.).               

Je n’ai pas ressenti de réel attachement aux personnages. Tout est rapide, que ce soit l’histoire ou même la lecture que j’en ai fait pour pouvoir savoir au plus vite la fin. Une relecture s’est donc imposé (100pages, ce n’est rien) et c’est d’autant plus prenant quand on connait la fin. Ceci dit, j’ai été déçue de cette dernière, un peu trop vite expédiée à mon goût mais tout de même... quelle tristesse ! Ce n’était donc pas un attachement aux personnages mais ça a été comme si je rencontrais des gens dans la rue, qu’il leur arrivait malheur et que j’en étais toute chamboulée.  C’est une belle cicatrice qui en reste mais ça passe...

Bref, une lecture qui m’a mis mal à l’aise, qui m’a oppressée dont je voulais sortir au plus vite tout en ayant envie de vouloir la fin. Un bonbon empoisonné. Une merveille.






 17/20

3 juin 2013

L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

"Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui."


Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent.







                Je traîne ce roman depuis tellement longtemps ! Depuis des mois et des mois, des challenges et des lectures communes me permettent de le lire et à chaque fois, le manque d’envie ou de temps fait que je ne peux pas le lire. Mais enfin, le moment est arrivé où je peux vous parler de ce beau livre espagnol, très intriguant.

                Dès le début, nous découvrons Daniel et son père au Cimetière des Livres oubliés. Daniel doit choisir le roman qui l’interpelle le plus et le garder à vie ! Celui-ci est obnubilé par un roman qui va changer toute sa vie. Julian Carax celui qui a écrit L’Ombre du vent (le livre choisi par Daniel) est très étrange : personne ne le connait vraiment, personne ne semble trop savoir s’il est mort ou non, quelqu’un en veut à ses livres car il n’y en a plus un seul, ils ont tous été brulés. Bref, ce simple livre l’entraine dans une histoire aux rebondissements multiples.
                Je regrette quelque peu de ne pas avoir commencé ce roman plus tôt car ce fut une très belle découverte. Non pas un coup de cœur malheureusement (bon sang, quand va-t-il arriver, cela fait trop longtemps !). J’ai trouvé les personnages attachants, chacun dans leur genre, avec une personnalité bien étoffée. Bon en même temps en presque 700pages, l'auteur a eu le temps! L’ambiance est parfaitement retranscrite dans tout le roman et c’est peut-être qui m’a le plus plu. C’est un roman qui se lit relativement vite, simple à comprendre et très intriguant. On se prend à chercher nous aussi qui pourrait être ce Julian, où il pourrait être, pourquoi il a fait tout cela, etc. Bref, on se prend au jeu. Le seul point négatif sont les quelques longueurs qui se trouvent dans le chapitre Ville d’ombre. Ceci dit, certains l’ont trouvé long dès le début, je n’ai pas trouvé, j’ai été prise directement dans le feu de l’histoire.
                Bref, un roman qui se lit très bien, dont l’intrigue est très bien ficelée. A lire pour ceux qui aiment les romans étranges où les complots sont de la partie !

15/20 

Lu en lecture commune sur Entre lecteurs et pour le challenge Ma Première fois.