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30 décembre 2014

La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils

"Si vous avez été amoureux, sérieusement amoureux, vous avez dû éprouver ce besoin d'isoler du monde l'être dans lequel vous vouliez vivre tout entier."

Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survit à tous les obstacles et à toutes les tromperies.
(Je ne mets qu'une phrase car le résumé trouvé dit tout !)












                Je voulais lire plus de classique durant les vacances de Noël car durant la période scolaire j’ai rarement le temps de me consacrer à un pavé qui demande une concentration infaillible. J’avais donc posté un petit statut sur FB pour proposer des LC et c’est La Dame aux camélias qui est ressorti. (J’ai commencé Pot-Bouille de Zola toute seule.)

                J’ai acheté ce livre dans une brocante, d’ailleurs vous verrez la photo de couverture, que j’ai prise moi-même car impossible de la trouver sur internet. Je la trouve magnifique, elle brille, elle est toute colorée et elle est en carton. Bref, je l’ai trouvé sur une brocante, je ne connaissais pas l’histoire mais j’ai saisi l’occasion.

                Un petit roman du XIXème siècle de 200 pages environ qui traite d’une histoire d’amour entre deux jeunes gens : un homme ni aisé, ni pauvre et une femme entretenue ayant eu beaucoup d’amants. La rencontre est difficile entre eux mais dès que tout est déclenché, tout s’enchaine... Dans la façon de raconter de l’auteur (que j’aime beaucoup puisqu’il se fait narrateur puis laisse la place au personnage principal Armand) rien ne nous ai caché. On apprend qu’il se rend à une vente après décès et c’est elle, Marguerite malade, qui va mourir au court de l’histoire.

                Cet amour entre Armand et Marguerite est un amour de passion, de jalousie, de trahison, de quiproquos, de on-dit et de sacrifice. Le lecteur est porté par la voix d’Armand et il est tout aussi trahit que lui, il est amoureux de cette femme. Et puis la chute est terrible. Je ne vous dirais rien mais on déçu de certains comportements et puis on se replace dans le contexte de l’histoire. On n’a pas envie que Marguerite réagisse comme ça, on voudrait qu’elle passe au dessus de tout, qu’elle fasse des concessions, qu’elle ne se laisse pas influencer. Et ce père on ne voudrait pas qu’il intervienne et qu’ils les laissent vivre.

                Ils ne sont maitres de rien. Et pourtant Marguerite est une femme qui sait ce qu’elle veut et elle ne se laisse pas faire. Armand, lui est plus soumis... mais il est amoureux ! C’est justement par leurs défauts que j’ai aimé les personnages. Ils sont imparfaits. Ils sont amoureux. Ils commettent des erreurs mais le pardon existe. L’amour plus fort que tout. Ou presque tout.

                Dans ce roman, j’ai aimé beaucoup de choses : je le disais les personnages, la façon dont s’est raconté, la trame de l’histoire et l’organisation du récit, et l’implication que le lecteur peut avoir dans cette histoire. Vraiment. Nous ne sommes pas sollicités mais, personnellement, j’ai été emportée, transportée dans cette histoire, à leurs côtés. J’avais envie de les aider, de me faire messagère.

                Bref, vous l’aurez compris, une sublime histoire d’amour entre deux jeunes amoureux. Un roman qui ne se finit pas bien mais quelque chose qui vaut le coup d’être vécu. Un dévouement terrible. A lire !

  18/20

30 octobre 2014

Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

"L'homme avait besoin d'affections, que la vie sans tendresse et 
sans amour n'était qu'un rouage sec, criard et déchirant."


Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers...


                Enfin ! J’ai réussi à lire ce grand classique de la littérature française ! Applaudissez-moi, j’ai cru que je n’y arriverais jamais. Étonnant pour quelqu’un qui aime Paris, le XIXème et ses écrivains. Et pourtant, j’ai trouvé ce livre long mais extra !

                Tout le monde connait l’histoire de Notre Dame de Paris. Bon, oui d’accord le Disney est édulcoré mais à quelques (gros) détails près c’est ça ! Donc je ne vais pas en mettre des lignes et des lignes. Je vais tout de suite passé à ce que j’ai aimé et ce que je n’ai pas aimé.

                Je n’ai pas aimé sauter des pages mais vraiment celles  sur l’histoire de la cathédrale, de la ville et tout, honnêtement, ça m’a vite ennuyé. Tout est trop long. Dès les premières phrases, j’ai trouvé ça indigeste. Étrange car je n’ai pas non plus détesté l’écriture de Victor Hugo que je découvrais malgré que j’ai lu Le Dernier jour d’un condamné. Ou alors je n’étais pas prête pour une lecture comme celle-ci. Enfin, j’ai quand même mis un mois pour le lire.

                Je disais donc que j’avais aimé tout de même car mine de rien c’est une sacrée histoire. Je l'ai trouvé magnifique. Il y a tant de sentiments dans ce roman : l’admiration et le dégout, la haine et la passion, le sublime et la laideur. C’est une histoire où tout est enfoui, où faut tout démêler, où tout nous est dévoilé même si on ne le veut pas. Hugo est un génie ! Il faut prendre le temps de le découvrir, de lire ses mots (ses maux aussi). J’ai adoré la déclaration de Phoebus à Esmeralda. Les mots sont parfaitement choisis. Le ton aussi. 

                Mon gros problème c’est que je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Pourtant ils sont nombreux, j’avais le choix. Je pense que c’est dû à ma lecture trop espacée, au peu de temps que j’avais pour m’y consacrée et malgré tout la lecture difficile. Il faut du temps pour se remettre dedans, pour se ré-adapter au langage, aux personnages. Difficile de critiquer un si grand roman !

                Bref, une lecture mitigée ! Ravie d’avoir découvert cette histoire même si la lecture en fut difficile voire quelques fois indigeste. Mais une lecture à faire absolument pour ceux qui veulent découvrir un Paris sublime et laid


13/20

29 décembre 2013

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë

"Le monde entier est une terrible collection de témoignages qui me 
rappellent qu'elle a existé, et que je l'ai perdue!"

   




Les Hauts de Hurlevent sont des terres situées au sommet d'une colline et balayées par les vents du nord.
La famille Earnshaw y vivait, heureuse, jusqu'à que M. Earnshaw adopte un jeune bohémien, Heathcliff. Ce dernier va attirer le malheur sur cette famille. 








                Ce roman trainait dans ma PàL depuis au moins deux ans, alors quand je l’en ai sorti, ça m’a fait du bien ! J’avais déjà essayé de le commencer une fois et puis ça ne m’avait pas emportée alors je l’avais remis à plus tard, et j’ai bien fait !

                Je tiens à vous avouer que je n’avais jamais lu de critiques, je me laissais toujours le suspense, de même que je n’avais pas lu la quatrième de couverture. Ce fut donc une découverte totale. Et j’ai été très surprise car je m’attendais au même genre d’histoire que Jane Eyre, le roman de sa sœur, et il n’en est rien. Nelly, la femme de charge raconte toute l’histoire de ce mystérieux Heathcliff à Mr Lockwood. C’est un roman dans un roman. Ce concept m’a beaucoup plu même si quelques fois je me perdais.

                Qu’est-ce que j’ai aimé ? Beaucoup de choses, l’histoire en elle-même, la façon dont elle est racontée, l’écriture d’Emily Brontë qui est très très belle et qui n’est pas du tout compliquée, J’ai aussi aimé certains personnages comme Nelly qui est très humaine, à qui l’on peut s’identifier et j’ai même apprécié Heathcliff, alors c’est sûr, c’est le pire parent que l’on puisse avoir mais il est tellement bien travaillé par l’auteur qu’il a une profondeur exceptionnelle et on ne peut pas rester indifférent face à lui.


                Ce que j’ai moins aimé ? Il y a énormément d’informations, beaucoup de personnages et je pense que je suis passé à côté de beaucoup de choses mais qu’importe j’ai apprécié ce livre malgré cela. J’aurais peut-être dû me faire une fiche de lecture pour mieux suivre.

                L’histoire est très mystérieuse, le décor aussi : Les Landes. C’est froid, c’est glauque, ce sont de grandes maisons où l’on se perd. Cette ambiance est pesante mais cela faisait longtemps que j’avais ressenti cela.

                Bref, un roman que je conseille à tout le monde. C’est un classique certes mais il ne faut pas qu’il vous fasse peur car ça se lit très facilement et l’histoire est très accessible. 

17/20
 

27 septembre 2013

Pierre et Jean de Maupassant

"Le baiser frappe comme la foudre, l’amour passe comme un orage, puis la vie, de nouveau, se calme comme le ciel, et recommence ainsi qu’avant. Se souvient-on d’un nuage ? " 





Pierre, médecin, ne comprend pas pourquoi un ami de sa famille a légué sa fortune à Jean, son frère cadet. Au terme d'une véritable enquête policière, il mettra au jour un terrible secret.












Voici un livre classique lu en lecture commune avec Pauline que j’apprends à connaître, que j’apprécie et avec qui je vais faire un SWAP. Maupassant n’est pas une découverte pour ma part mais après avoir lu certains de ses romans, ce que je préfère reste ses nouvelles. Un court roman dans lequel je me suis donc lancée avec appréhension.

Comme tout livre de Maupassant en général, j’ai adoré l’écriture ! Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire de ces deux frères que l’argent va séparer. Un héritage est versé par un ami de la famille mais seulement au plus jeune : Jean. Et il n’y a pas eu la surprise que j’attendais. La raison de tout cela est trop évidente et la fin n’a pas été à mon goût.

J’ai eu de la compassion pour Pierre, ce grand frère que personne n’aide, qui n’a pas d’argent et qui tâche de se dire que de toute façon il n’en a pas besoin. Il se voile la face seulement pour mieux le vivre. Il essaie de tout garder pour lui mais c’est plus fort que lui. Jean n’y est pour rien et Maupassant le fait un peu trop passer pour le méchant.

Bref, une histoire agréable sans grandes surprises. Une fin qui ne m’a pas chamboulée mais des sentiments toujours si bien retranscrits de la part de Maupassant. Définitivement, je préfère ses nouvelles.

12/20